et de leurs attributs. Pour accompagner les enseignants, le groupe Pensée spatiale a identifié les
points de vigilance à avoir à l’esprit pour chacune des étapes de la démarche.


Le groupe Pensée spatiale organise un forum enseignant Géographie expérientielle. :
La formation a lieu en présentiel et en distanciel. Les participants recevront le lien de connexion après inscription. Inscription obligatoire ici
Programme prévisionnel
13h45 : accueil café
14-15h : présentation de la boîte à outil développée par le groupe Pensée Spatiale
15h-15h30 : pause café et discussions informelles
15h30-16h30 : expérimentation d’un outil
16h30-17h : discussions et perspectives
L'introduction de l'article "Peut-on encore faire une géographie des ressources ?" sur géoconfluences, (juin 2022) de Jean Benoit Bouron et de Yves François Le Lay fait un lien intéressant entre géographie expérientielle et géographie critique. Quelques passages intéressants invitent à "une géographie à écrire de la façon dont les ressources sont au centre de jeux d’acteurs mondiaux, de jeux de pouvoir, de puissances, de luttes d’influence, qui débouchent sur des confits économiques, diplomatiques, et parfois sur des guerres."
"cette géographie ne pouvait pas être une approche exclusivement descriptive, abordant la ressource comme un donné. Elle ne pouvait être que critique, au sens problématisé du terme. Ni neutre, ni subjective, ni objective, une telle critique aspire à un monde meilleur. (...) Mais, à propos des ressources et de leurs enjeux, il faut bien reconnaître qu’il suffit aujourd’hui d’être factuel pour se montrer déjà critique à l’égard de l’ordre existant. Il s’agit d’éclairer notamment la compréhension des questions suivantes : quels acteurs sont en jeu ? Quels pouvoirs servent la ressource ? Quelles dominations et quels rapports de puissance son exploitation renforce-t-elle, ou au contraire remet-elle en question ? En somme : à qui profite la mine ?"
Le tableau des acteurs a pour objectif d’analyser une situation géographique à l’aune des interactions entre les différents acteurs. Il permet aux élèves d'identifier les intentions de chaque acteur et leur échelle d’intervention. Les élèves sont amenés à préciser les difficultés rencontrées par les acteurs et leurs besoins pour parvenir à ses fins. Les aménagements et mesures (lois par exemple) que l’acteur veut mettre en œuvre sont à détailler, tout comme leur échelle d’impact. l s’utilise en classe avec des élèves de tous niveaux !
Découvrir l'outil et un exemple de son utilisation ici
Jean-François Thémines propose un compte rendu de la thèse d'Anne-Cécile Ott:
Venir au monde : sociogenèse des manières enfantines de (se) représenter l’espace mondial
ici:
Dans le cadre de la semaine des langues (4 -10 avril 2022) et dans le contexte de la présidence française de l'Union Européenne, l'académie de Versailles organise un projet "Faites visiter votre quartier en langue vivante étrangère". C'est l'occasion pour les enseignants de géographie de prévoir des sorties de terrains, excursions virtuelles, descriptions de paysages, capsules vidéos, etc. en intégrant une langue étrangère. L'idée est déposer une production collective sur magistère. Ouverts à tous les enseignants (pas seulement ceux de DNL) du cycle 1 à la terminale, ce projet favorise la géographie expérientielle ainsi que l'ouverture à une langue étrangère. N"hésitez pas à participer au projet, expliqué dans cette capsule vidéo .
Vous trouverez ci-dessous une séquence proposée par Julie Maurice sur la ville de demain (cycle 3, sixième) proposée dans le cadre de ce projet contenant une démarche de géographie prospective, la création d'une excursion virtuelle via le site storymap et d'une carte dessinée :
Pré-requis :
- les élèves ont travaillé sur habiter une métropole au chapitre précédent. Le lexique spécifique à la géographie urbaine a été abordé.
- créer un compte storymap pour les élèves (inscrire l’établissement)
Etape 1. Immersion : Visite (sensible) du quartier du collège
Les élèves remplissent un questionnaire au fur et à mesure de la sortie – prendre des photographies
→ objectif : identifier l’organisation spatiale du quartier / comprendre que nous n’appréhendons pas tous notre environnement de la même manière (dimension sensible) / rendre concret le vocabulaire géographique pour une meilleure appropriation.
Etape 2. S’inscrire dans le temps
Les élèves comprennent que l'aménagement d'un quartier s'inscrit dans le temps à partir de plans historiques et de photographies
Etape 3. Dresser un bilan des défis à relever / création d’une visite virtuelle
Ils identifient les défis et dressent un bilan territorial. Puis, les élèves créent une excursion virtuelle du quartier retraçant leur propre sortie de terrain : localisation des différentes étapes, insertion de photographies, légendes et descriptions.
Etape
4. Formuler des hypothèses sur l’avenir du quartier en 2100
Les élèves formulent une hypothèse sur l’avenir probable du quartier
Etape
5. Proposer des solutions aux défis de la ville
Les élèves remplissent un tableau des solutions pour remédier aux défis identifiés
Etape 6. Construire une carte (dessinée) de votre quartier de demain
Consigne : Des
associations de Montrouge, Bagneux et Arcueil sont très inquiètes
du devenir du quartier. Elles ont bien consulté le rapport que vous
leur avez envoyé sur les défis à relever pour le quartier et font
appel à vous pour proposer des solutions pour mieux y vivre en 2100.
Elles organisent une exposition virtuelle (storymap) pour alerter la
population sur les défis du quartier à relever et imaginant comment
on pourrait habiter le quartier en 2100.
Etape 7. Raconter la journée d’un habitant du quartier en 2100
Les élèves doivent s'immerger dans leur quartier du futur et imaginer la journée d'un habitant en 2100.
Julie Maurice, enseignante d'Histoire-Géographie au collège Maurice Genevoix situé à Montrouge a fait créer à ses élèves de sixième une bande dessinée en géographie prospective. Le chapitre "La ville de demain" se prête à une initiation à la démarche de géographie prospective. S'appuyant sur un corpus documentaire, les élèves ont suivi les trois étapes de cette démarche. Ils ont réalisé le diagnostic territorial des métropoles de Lagos et New-York, ont proposé une hypothèse sur le devenir de ces villes. La bande dessinée leur a permis d'exposer les défis de deux métropoles, Lagos et New-York et de proposer des solutions territoriales y répondant.
Cette démarche, spiralaire et expérientielle, s'appuie sur la démarche des 4I proposé par le groupe de recherche Pensée spatiale et permet aux élèves de mener un raisonnement géographique. Nous vous proposons de le découvrir ici : Bande dessinée et raisonnement géographique
Retrouvez ici un inventaire (non-exhaustif) des scénarios de géographie expérientielle développés par le groupe Pensée Spatiale .